La chanson « La Piscine »

clip la piscine

La chanson « La Piscine »

La Piscine a vu le jour lors d’une résidence d’écriture… Un endroit secret, un mas perdu au milieu de rien, hors du temps, dans lequel nous adorons nous rendre de temps à autre pour nous couper de tout et composer. Les morceaux apparaissent toujours de manière différente chez Septembre. Pour « La Piscine », c’est d’abord une mélodie qui a vu le jour. Pile dans les codes de l’album qui allait prendre forme, sans que nous ne le sachions. Sur fond de nostalgie sans sanglot, de regards souriants dans le rétroviseur. Puis le texte est arrivé en une nuit. Une longue nuit. Les couleurs de la piscine, les odeurs, le chant des cigales, le souvenir de l’été passé, l’envie du suivant. Du ciel bleu comme de l’eau, de l’eau bleue comme le ciel. Des images de cinéma, évidemment, avec « La Piscine », le film de Jacques Deray avec Romy Schneider et Alain Delon.

C’est un endroit sacré, c’est La Piscine…

Et en filigrane derrière toutes ces images, ces sons et odeurs, il y avait la magie de la piscine. L’éternel retour à l’enfance. Par quel mystère ce satané cube d’eau voit-il des vieillards faire des bombes ? Un bain de jouvence, tout ce que vous voulez… On a pris un plaisir fou à s’inventer notre piscine magique : je plonge, je nage jusqu’au fond, et quand je regarde la surface, je me revois enfant, sur le bord de cette même piscine. Je revois mes amours adolescentes, mes premières soirées éthérées, ou simplement l’été dernier… Oui, cette Piscine est mystique, elle me fascine, elle est une machine à remonter le temps, à voyager avec soi-même. Remonter le temps et figurer le temps qui passe par une piscine vide et abandonnée, c’était l’idée de Bruno Mathé, le réalisateur du clip. Avec les enfants que nous avons été, et ceux que nous sommes encore parce que la peur de l’âge adulte nous gardera enfants jusqu’à la fin… Mais il n’y a pas de fin, n’est-ce pas ? Juste un éternel recommencement, à l’envers, à l’endroit… Dans un endroit : un endroit secret, que chacun peut découvrir, s’approprier. La Piscine, c’est un peu le cœur de tout. Le cœur tout court, peut-être un cœur immortel…

1 Comment
  • Louloute

    17 mars 2016 at 15 h 30 min Répondre

    Tellement beau!

Post a Comment